S'abonner

Année 2025 chaotique pour les flottes

Publié le 5 janvier 2026

Par Damien Chalon
2 min de lecture
L’année 2025 s’est achevée sur une baisse de 8,6 % des immatriculations sur les canaux BtoB, à seulement 723 695 mises à la route de voitures particulières et d’utilitaires légers. La seule éclaircie est venue des modèles électriques.
marché flottes auto 2025
Le marché des flottes a été très perturbé en 2025. ©Adobe Stock-Lamaba

723 695. Voici le nombre de voitures particulières et d’utilitaires légers qui ont été livrés sur les canaux BtoB (loueurs longue durée, administrations et sociétés) en 2025. Un volume en repli de 8,6 % par rapport à 2024.

 

Il s’agit du plus mauvais bilan pour les flottes depuis 2022, année marquée par la pénurie de semi-conducteurs. Ce sont 707 512 VP et VUL qui avaient alors été immatriculés. Soulignons également que le marché BtoB a perdu plus de 100 000 unités par rapport à 2023 (830 419 VP et VUL).

 

Instabilité réglementaire et fiscale

 

Les entreprises ont clairement levé le pied sur les investissements automobiles en 2025, à l’instar des particuliers d’ailleurs. L’instabilité fiscale et réglementaire explique en partie cet attentisme. La réforme des avantages en nature et l’introduction de la taxe annuelle incitative ont clairement bloqué le marché.

 

 

Ces deux mécanismes visaient à orienter les entreprises vers l’électrique. Mission accomplie puisque les livraisons de modèles électriques ont bondi de 48,1 %, à 136 000 VP et VUL. En contrepartie, toutes les autres énergies ont cédé du terrain.

 

Ces mouvements ont surtout été perceptibles sur le segment des voitures particulières. Sur les 450 292 VP immatriculés en BtoB en 2025 (-10,3 %), 107 093 étaient électriques (+54,2 %). Soit une part de marché de 23,8 %, contre 13,8 % un an plus tôt. Un bond en avant qui s’est vérifié en décembre avec un record de 13 567 VP électriques livrés.

 

Les VUL restent fidèles au diesel

 

Comme évoqué précédemment, les autres propositions n’ont pas surfé sur la même dynamique. Les modèles essence ont perdu 41,2 % (73 230 unités), les diesel ont cédé 43,5 % (34 049) et même les hybrides ont reculé de 3,8 % (227 756).

 

Les utilitaires légers ont quant à eux accusé un repli de 5,8 %, à 273 403 unités. Le diesel s’est maintenu aux alentours de 74 % de part de marché, tandis que les modèles électriques ont effectué un bond en avant de 29,3 %, pour devenir la deuxième énergie de la catégorie (28 907 unités).

Vous devez activer le javacript et la gestion des cookies pour bénéficier de toutes les fonctionnalités.
Partager :

Laisser un commentaire

cross-circle