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Nissan Juke : enfin hybride !

Publié le 27 juin 2022

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Apparue fin 2019, la deuxième génération du Juke peut aujourd'hui compter sur l'arrivée de la technologie hybride de l'Alliance Renault-Nissan. Une valeur sûre qui devrait rapidement dominer les ventes du modèle.
Après 5 mois d'activité en 2022, le Nissan Juke totalise 3 492 immatriculations (-28 %) en France.
Après 5 mois d'activité en 2022, le Nissan Juke totalise 3 492 immatriculations (-28 %) en France.

Mais pourquoi ne l’ont-ils pas fait plus tôt ? En effet, pourquoi Nissan n’a pas proposé plus rapidement la technologie E-Tech sur son Juke ? D’autant que cette solution hybride aujourd’hui largement usitée par Renault, doit beaucoup à l’Alliance. Le bloc thermique 1.6 vient de chez Nissan, comme le moteur électrique, alors que la boîte à crabots et le software sont frappés du losange.

 

A lire aussi : Luca de Meo, Renault : "La technologie E-Tech est une perle de l'ingénierie Renault"

 

La lacune est toutefois comblée puisque cette génération du petit SUV nippon, lancée fin 2019, devient hybride. Les commandes sont ouvertes depuis le mois de juin et les premières livraisons sont attendues pour le mois d’août. De quoi relancer les ventes du modèle (3 492 unités à fin mai 2022 ; -28 %) forcément limitées avec seulement le bloc 3 cylindres essence DIG-T de 114 ch au catalogue. D’autant que le marché des B-SUV se convertit peu à peu à l’électrification avec 25 % des ventes en 2021. Cette part atteindra 80 % à l’horizon 2025 selon Nissan.

 

 

Le Juke a donc une belle carte à jouer puisque, finalement, la concurrence en véritable hybride (pas en 48V) est peu nombreuse. On retrouve principalement le Renault Captur (12 714 unités en HEV), le Hyundai Kona (2 390 unités en HEV), la Yaris Cross (9 221 unités) ou le Honda HR-V (1 205 unités en HEV). L’état-major de la marque estime que cette proposition hydride va rapidement dominer les ventes.

 

Un Captur nippon fabriqué à Sunderland

 

Au premier contact, le Juke Hybrid reste un Juke. Son style demeure identique à la version essence. Seule la calandre, noire et pleine, vient trahir l'arrivée de quelques watts. Ce sera d’ailleurs la signature des modèle électrifiés de Nissan. Les changements sont donc bien cachés. En reprenant la technologie E-Tech, que Renault utilise notamment sur la Clio et le Captur, Nissan offre à son Juke ce qu’il se fait de meilleur. Le fonctionnement est parfaitement transparent, l’agrément est au diapason et l’efficience au rendez-vous.

 

 

La consommation peut baisser de 35 % en ville selon le constructeur et en cycle mixte, selon le cycle WLTP, le Juke annonce 5 à 5,2 l/100 km, soit des émissions de CO2 de 114 à 117 g/km. Durant notre prise en main, sur un parcours assez varié, la consommation a oscillé entre 4,8 et 5,1 l. La clientèle professionnelle sera sensible à cet argument "carburant" mais aussi à l’exonération de TVS durant trois ans car les émissions de CO2 du modèle sont sous le seuil de 120 g/km.

 

Premier modèle électrifié de Nissan en Europe

 

Sous le capot, on retrouve le bloc 1.6 atmosphérique de 94 ch associé à un moteur électrique de 49 ch, le tout faisant passer aux roues avant la puissance totale de 143 ch et le couple (148 Nm thermique et 205 Nm électrique) par une boîte à crabots, avec deux vitesses en électrique et quatre en thermique. Une petite batterie de 1,2 kWh complète le dispositif et peut offrir, sous certaines conditions, 3 km d’autotomie électrique.

 

Après la Leaf, 100 % électrique, Nissan arrive donc sur le marché des VP électrifiés. Et le Juke n’est que le premier étage de la fusée car dès le mois de septembre, il sera rejoint dans les showrooms par le Qasqhai e-Power et par le SUV 100 % électrique Ariya.

 

De quoi réellement relancer le business car Nissan souffre depuis de longs mois en France et en Europe. A fin mai 2022, la marque nippone n’affichait que 12 111 immatriculations VP dans l’Hexagone, soit une part de marché de 2 %.

 

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