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Toyota Yaris Cross : le grand retour

Publié le 17 septembre 2021

Par Christophe Bourgeois
4 min de lecture
Toyota était le dernier constructeur généraliste à ne pas disposer dans sa gamme d’un SUV du segment B. C’est désormais chose faite avec l’arrivée du Yaris Cross qui a la particularité d’être également disponible en transmission intégrale, une offre inédite.
La consommation du Yaris Cross, 4,4 l/100 km en cycle combiné WLTP, est l’un de ses atouts.
La consommation du Yaris Cross, 4,4 l/100 km en cycle combiné WLTP, est l’un de ses atouts.

Toyota a beau avoir été le premier à avoir commercialisé un SUV sur le segment B en 1994, le RAV4, cela ne l’a pas empêché d’être aujourd’hui le dernier à en proposer un dans sa gamme. Si l’on met de côté l’Urban Cruiser (2009-2014), un modèle qui n’avait pas déclenché les passions, Toyota était effectivement totalement absent de ce marché en pleine expansion.

 

Le Yaris Cross avec ses 4,18 m de long va changer la donne. "En France, le segment B représente 37 % des ventes et celui du B‑SUV, 21 %, indique Frank Marotte, PDG de Toyota France. Nos ambitions sont donc très fortes, d’autant plus que notre positionnement produit est clair : proposer un vrai SUV, aussi bien en termes de style que de prestations grâce à la transmission intégrale, doté d’un moteur hybride. Nous espérons commercialiser 30 000 Yaris Cross sur une année pleine. Cela représentera 25 % des ventes de Toyota France et 8 % du segment B‑SUV, ce qui nous permettra d’être dans le top 5." Toyota compte donc faire plus que sa part de marché qui était au premier semestre 2021 de 6,1 %.

 

Nous espérons commercialiser 30 000 Yaris Cross sur une année pleine Frank Marotte, PDG de Toyota France

 

Pour attaquer ce segment porté par les ventes à particulier, le Yaris Cross, qui a été conçu spécialement pour le marché européen, reprend la technologie hybride de la Yaris, à savoir le 3 cylindres 1.5 essence de 116 ch. Il affiche ainsi une puissance bien en dessous de son seul concurrent, le Renault Captur E‑Tech et ses 145 ch. Accompagné d’une boîte type CVT, qui peine toujours à passer les rapports sans "mouliner", même si les progrès sont notables au regard des anciennes générations d’hybrides, il affiche des prestations moindres que le français en termes d’agrément de conduite.

 

 

Mais là où il marque des points, c’est sur le chapitre de la consommation. En cycle combiné WLTP, il affiche seulement 4,4 l/100 km (100 g/km de CO2) ; lors de nos essais dans les rues de Bruxelles, nous avons réussi à nous en approcher, avec une consommation enregistrée à l’ordinateur de bord de 4,8 l/100 km.

 

Un taux de conquête de 70 %

 

Autre atout du Yaris Cross : sa transmission intégrale, possible grâce à un petit moteur électrique sur l’essieu arrière. Il s’agit d’une offre assez unique sur le segment, il n’y a que le Suzuki Vitara qui propose aussi quatre roues motrices avec sa technologie Allgrip. Toyota prévoit d’ailleurs que cette version, appelée AWD-i, facturée 2 000 euros de plus, aura une pénétration de 30 % des ventes.

 

Produit en France dans l’usine d’Onnaing (59), à côté de la Yaris, le SUV représentera 45 % des ventes du couple Yaris‑Yaris Cross. Quatre niveaux de finition seront disponibles (Dynamic, Design, Trail et Collection) et c’est le deuxième (Design à partir de 27 500 euros) qui représentera le plus gros des ventes.

 

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Afin de séduire le marché des flottes, Toyota proposera également une version dédiée, appelée Dynamic Business. Enfin, la marque compte bien s’appuyer sur le Yaris Cross pour faire venir du monde dans ses concessions, car elle envisage un taux de conquête de 70 %.

 

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