Le réseau Kia va renouer avec la rentabilité en 2026

La rentabilité n’était plus au rendez-vous depuis deux ans pour les distributeurs Kia. En moyenne, cet indicateur clé pour les investisseurs reculait de 0,4 % en 2024 et de 0,6 % en 2025. La conséquence d’un effondrement des ventes sur les canaux les plus rentables.
Cette période noire semble révolue. "La rentabilité est en train de remonter, assure Marc Hedrich, le président de Kia France rencontré à l’occasion du Mondial de Paris. Le réseau était encore en perte à l’issue du premier trimestre mais nous sommes revenus à l’équilibre fin septembre et la rentabilité moyenne devrait être comprise entre 0,2 et 0,3 % fin 2026, conformément à ce que nous avions prévu en début d’année."
Lancement réussi de l’EV2
Le réseau peut donc souffler. "Nos investisseurs sont rassurés et Kia a retrouvé sa crédibilité", apprécie le dirigeant. L’équilibre reste toutefois fragile et très dépendant de la dynamique des ventes. En l’occurrence, Kia peut compter sur le lancement réussi de l’EV2, sa dernière-née de sa gamme électrique.
À fin septembre, ce B-SUV cumule près de 4 000 immatriculations. "Un volume supérieur à ce que nous imaginions, confie Marc Hedrich. Sur les trois derniers mois notamment, nous avons vendu plus d’EV2 que de Renault 4 E-Tech !". L’essentiel des livraisons s’effectue à particulier, à la différence de l’EV4 qui rencontre davantage son public sur le canal des flottes. Rappelons que ces deux modèles électriques sont écoscorés.
Cette dynamique va permettre à Kia France d’approcher son objectif de 40 000 immatriculations en 2026. "Nous allons prendre largement plus de 40 000 commandes en 2026 et nous finirons entre 38 000 et 39 000 immatriculations", avance le président. La dynamique commerciale est forte puisque la marque a vu ses livraisons bondir de plus de 60 % en septembre et le mois d’octobre promet d’être du même niveau.
Marc Hedrich ajoute que la marque progresse de 8 % à fin septembre, là où le marché global VP/VUL avance plus timidement de 2 %. Marc Hedrich se projette également en 2027 avec confiance puisque la marque dispose d’un "très gros portefeuille à livrer, ce qui n’était pas le cas fin 2025". La marque pourra s’appuyer en prime sur deux renforts en full hybrid, le C-SUV Seltos et la berline K4.
Arrêt prématuré du leasing social
Le président, preuve de ce regain de forme, se paye même le luxe de dire stop avant l’heure sur le leasing social. Kia avait pour objectif de faire 1 500 voitures, en l’occurrence des EV2, seul modèle mobilisé. "Nous avons finalement pris la décision de nous arrêter à 750, nous n’avons pas besoin de faire plus", révèle Marc Hedrich.
Ce dernier regrette que la règle du jeu fixée par le gouvernement impose que les loyers restent figés tout au long de l’opération, qui s’étale sur plusieurs mois. "Or, déplore-t-il, les taux d’intérêts n’ont cessé de monter en juillet, en août et en septembre. Je n’ai pas vocation à perdre de l’argent sur ces voitures, c’est pourquoi nous avons décidé de stopper le dispositif."
Marc Hedrich revient enfin sur les nombreux changements opérés ces derniers mois au sein de l’équipe de direction de Kia France. Lui-même est revenu à la tête de la filiale française après avoir dirigé l’entité européenne. Le président s’est entouré de nouveaux collaborateurs aux opérations, à l’après-vente, au marketing, aux ventes et à l’expérience client, une nouvelle direction confiée à Nicolas Janin.
Ces changements sont, selon Marc Hedrich, la conséquence des résultats commerciaux enregistrés ces deux dernières années. "Ils étaient nécessaires, il faut à un moment donné apporter de nouvelles idées et de la nouveauté", affirme le président. Tous les pions sont en place pour insuffler une nouvelle dynamique.
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