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Zoom - Flottes : sceptique Eldorado

Publié le 28 octobre 2011

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Par Alexandre Guillet
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4 min de lecture
Annoncé comme le premier levier de croissance pour le véhicule électrique, le marché des flottes et des collectivités fait finalement montre d’une grande prudence, qui confine au scepticisme.
Annoncé comme le premier levier de croissance pour le véhicule électrique, le marché des flottes et des collectivités fait finalement montre d’une grande prudence, qui confine au scepticisme.

C’est particulièrement vrai au niveau des groupes et des entreprises. François Tellier, qui gère notamment la flotte Air France depuis septembre dans le cadre de ses nouvelles fonctions de responsable logistique, est catégorique : “Si nous raisonnions stricto sensu en termes de rationalité économique, nous n’achèterions pas de véhicules électriques aujourd’hui. Suivant les cas de figure, ils sont entre 25 et 50 % plus chers, au global, que les équivalents thermiques.” Refusant de jouer les rabat-joie, il précise toutefois que son groupe s’est engagé dans l’électrification de son parc, via l’Ugap, et sur un volume de 400 à 600 véhicules. Dès 2012, 75 VE, iOn et Kangoo ZE, seront ainsi intégrés.

L’importance de l’image

Même son de cloche chez Fedex, où Alain Chaillé, vice-président, explique que l’achat de VE est surtout motivé par des questions d’image et par un engagement de réduction significative des émissions de CO2 d’ici 2020. Aujourd’hui, le groupe exploite d’ores et déjà en France 408 véhicules hybrides ou électriques (Iveco, Goupil, camion Modec…). Soulignant aussi le grand intérêt des tricycles électriques, Alain Chaillé pointe néanmoins deux problèmes : “Avec le poids des batteries, certains véhicules dépassent les 3,5 t et nécessitent donc le permis PL. Or, ce ne sont pas du tout les mêmes profils de collaborateurs entre livraison et PL et cela pose un problème de RH. La France devrait suivre l’exemple du Royaume-Uni où des dérogations sont disponibles. Par ailleurs, on sait que le VE est parfaitement adapté pour la ville. Mais pour être efficace, il doit être dans la ville et nous devons donc pouvoir obtenir des espaces pour nos centres logistiques et ainsi mieux gérer l’enjeu du dernier km. Mais de nombreuses municipalités ne nous accordent pas ces espaces…”

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