Si l’activité de nombreuses entreprises a été plutôt chahutée en 2011, cela n’a pas été le cas pour Arval. En dépit de la crise des dettes souveraines qui s’est abattue sur l’Europe et du tsunami japonais qui a provoqué des retards de livraisons sur de nombreux VN, le loueur a réussi à accroître sa flotte financée sur l’exercice (le fleet management ne fait pas partie de son core business, contrairement à ALD Automotive). Cette flotte a progressé de très exactement 3 %, avec 687 000 véhicules loués à la fin décembre 2011. Des évolutions très différentes ont pourtant été enregistrées selon les lieux d’implantation d’Arval : si sa flotte s’est contractée de 3 % dans l’Hexagone avec 209 717 véhicules loués (hors Louveo), elle a aussi enregistré une hausse de 25 % en Russie, de 36 % à la fois au Brésil et en Inde, et de 51 % en Turquie. En Allemagne, elle a même bondi de 44 %, cette progression s’expliquant en grande partie par l’acquisition de Commerz Real Autoleasing GmbH, ex-filiale LLD de Commerz Real Mobilienleasing GmbH. “Nous avons déjà plus de 25 000 véhicules au Brésil, en Russie, en Inde et en Turquie, et nous devrions doubler ce volume d’ici à la fin 2014”, souligne Philippe Bismut, directeur général d’Arval. Ces pays devraient donc participer de plus en plus aux achats du loueur dans les prochaines années, des achats qui ont atteint les 210 700 unités en 2011 (+ 17 %). “Nous avons comptabilisé beaucoup de renouvellements de contrats”, explique Philippe Bismut.
Des reventes en hausse de 28 %
Le loueur n’a pas été ridicule pour autant au niveau de ses reventes VO : il a “écoulé” 191 900 véhicules en 2011, en hausse de 28 % par rapport à 2010. Ces véhicules ont été revendus à marchands à hauteur de 47 %, à l’occasion de ventes aux enchères à 30 %, à des marchands pour de l’export à 10 %, à des conducteurs-utilisateurs à 7 % et, enfin, à des particuliers à 6 % (dans le seul Hexagone, 48 % à marchands, 28 % lors de ventes aux enchères, 14 % à des marchands pour de l’export, 6 % à des conducteurs-utilisateurs et enfin 5 % à des particuliers). Le loueur a, en outre, la capacité de s’adapter rapidement à l’évolution du marché de l’occasion, notamment via son entité Arval Trading et à sa plateforme Web de re-commercialisation pour marchands, MotorTrade. “Arval Trading nous a permis de vendre plus de 11 000 véhicules en 2011”, illustre Philippe Noubel, directeur général délégué d’Arval. MotorTrade a, de son côté, déjà été déployé dans une demi-douzaine de pays et il est appelé à en compter de sept à huit de plus d’ici à la fin 2012. “Tous ces services et outils nous permettent de faire face à un marché de l’occasion qui reste fluctuant”, poursuit Philippe Noubel. Et il n’a pas franchement repris des couleurs ces derniers mois, notamment dans les sept pays composant le G7 (France, Belgique, Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni).