Arval démonte les idées reçues sur les voitures électriques d’occasion

Rassurer les clients sur la viabilité et la fiabilité des voitures électriques d’occasion. Voici le grand défi auquel doivent faire face tous les professionnels de l’automobile, dont Arval. Le loueur longue durée est aux premières loges avec un parc de voitures électriques sous contrat en nette hausse, qu’il faudra bien revendre un jour.
La difficulté du moment consiste à trouver des clients qui veulent bien de ses voitures. Au-delà du prix, souvent trop élevé, ces acheteurs s’interrogent légitimement sur l’état de santé de ces produits. La qualité de la batterie est l’un des principaux sujets d’inquiétude.
SoH de 93 % après 70 000 km
Afin de lever les doutes, Arval a analysé 24 000 batteries de voitures électriques (66 %) et hybrides rechargeables (34 %) à différentes étapes de leur vie. Il ressort de cette étude européenne que la longévité est "largement supérieure aux perceptions du marché", assure le loueur. L’échantillon porte sur une trentaine de marques.
Ainsi, à 70 000 km, les batteries affichent une capacité moyenne restante de 93 %. A 160 000 km, ou après six ans d’usage, l’état de santé, ou State of Health (SoH) reste au-delà de 90 %. Arval constate que leur dégradation est "lente et progressive", d’environ 1 % tous les 25 000 km après une légère baisse initiale. Surtout, les batteries des modèles les plus récents subissent une usure moindre.
"Avec cette analyse fondée sur 24 000 certificats, nous apportons des preuves concrètes : les batteries électriques durent bien plus que ce que le marché imagine. Ces données massives contribuent à rassurer les acheteurs et à structurer un marché de l’occasion plus transparent et plus mature", assure Christophe Thones, remarketing manager d’Arval.
SoH bientôt obligatoire à bord
Le loueur longue durée, qui fait appel à Moba et Aviloo pour certifier les batteries de ses véhicules, rappelle que la réglementation européenne imposera bientôt l’affichage de l’état de santé des batteries directement sur le tableau de bord. Chaque batterie disposera alors d’un passeport retraçant son historique et sa capacité certifiée.
"Ces avancées favoriseront un marché de l’occasion plus structuré, plus lisible et plus fiable pour les particuliers comme pour les entreprises", souligne Arval.
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