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Mercedes-Benz CLE : deux-en-un

Publié le 20 mai 2024

Par Christophe Bourgeois
4 min de lecture
Avec le nouveau CLE, Mercedes‑Benz rationalise sa gamme et remplace les coupés Classe C et Classe E par un seul véhicule. Il en sera de même pour la variante cabriolet. Une synthèse que le constructeur à l'étoile espère écouler à un millier d'unités en année pleine.
Le Mercedes‑Benz CLE remplace les Classe C et Classe E en version coupé. ©Mercedes-Benz

Mercedes-Benz a toujours proposé dans sa gamme toutes les carrosseries possibles, y compris des coupés et des cabriolets, silhouettes qui ont malheureusement tendance aujourd’hui à disparaître.

 

Néanmoins, la marque à l’étoile rationalise elle aussi son offre. C’est pourquoi le CLE ne remplace pas un modèle, mais bien deux, à savoir les précédentes générations des Classe C Coupé C205 et Classe E Coupé C238.

 

Celle nouveauté repose sur une plateforme de Classe C mais affiche une longueur de 4,85 m, contre dix centimètres de moins pour la berline. Le coupé deux portes, une offre assez unique sur le marché, joue désormais dans la cour des grands, perdant ainsi une relative compacité qui séduisait les clients du Classe C Coupé.

 

Le meilleur des deux mondes ?

 

C’est, en effet, 16,5 cm de plus qu’ils auront tout le loisir d’apprécier lors des manœuvres. En revanche, toujours par rapport au Classe C Coupé, cette crise de croissance permet aux deux passagers arrière d’avoir plus d'espace. Au niveau des genoux, ils gagnent 72 mm notamment grâce à un bel empattement de 2,86 m (+25 mm), tandis qu’ils trouveront 60 l de plus dans le coffre.

 

L’intérieur est donc beaucoup plus habitable que celui d’un coupé Classe C, mais ceux qui auraient testé la nouvelle Classe E ne retrouveront pas sa planche de bord. Le Superscreen est absent du catalogue. Et pour cause, le CLE reprend la planche de bord du Classe C.

 

La planche de bord du CLE est celle de la Classe C. ©Mercedes-Benz

 

Un problème ? Non, car elle intègre toutes les récentes technologies développées par le constructeur, à commencer par la nouvelle génération de son système multimédia MBUX, une référence sur le marché.

 

Une seule finition, mais cinq moteurs

 

Toujours dans un souci de rationalisation, la marque allemande ne propose qu’un seul niveau de finition, AMG Line. Un (non) choix qui simplifiera le travail des vendeurs et la production en usine. Néanmoins, pour accompagner la montée en gamme, la politique commerciale intègre un système de packs qui fera vite grimper l’addition.

 

En revanche, à l’heure où certains constructeurs réduisent drastiquement leur offre de moteurs, Mercedes‑Benz propose un 2.0 essence offrant trois niveaux de puissance avec 204 ch (200), 258 ch (300) et 381 ch (450), ainsi qu’un 2.0 diesel de 197 ch (220d). Ces deux blocs thermiques sont électrifiés (23 ch) grâce à un alterno‑démarreur de 48 V.

 

Cette architecture permet d’afficher des consommations très modestes par rapport aux prestations globales de la voiture, surtout en diesel avec 4,7 l/100 km (123 g/km de CO2) homologués. Les versions essence 300 et 450 sont uniquement disponibles en quatre roues motrices (4Matic).

 

Pour ceux qui ne sont pas effrayés par un malus conséquent (212 g/km de CO2), Mercedes‑Benz propose à son catalogue le CLE  53 AMG avec un 3.0 six cylindres développant 449 ch. Enfin, pour être complet, une déclinaison cabriolet sera disponible, elle reprend les moteurs du coupé, sauf la version survitaminée.

 

Le CLE affiche une longueur de 4,85 m. ©Mercedes-Benz

 

Pour ce type de véhicules de niche, les ambitions de Mercedes‑Benz sont relativement élevées. Sur une année pleine, il prévoit de dépasser le millier d’exemplaires avec comme clientèle les particuliers ou les professions libérales. Les prix sont à la hauteur du standing du véhicule. Ils commencent à 66 300 euros (+8 350 euros pour le cabriolet) pour finir à 92 450 euros pour la version 53 AMG.

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