S'abonner

DS9 E-Tense 250 : le bon équilibre

Publié le 7 mars 2022

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Avec deux nouvelles offres hybrides rechargeables, les E-Tense 250 et E-Tense 4x4 360, la DS9 va pouvoir prendre son véritable envol. La berline gagne en polyvalence avec la première et en sportivité avec la seconde.
En 2021, 87,2 % des DS9 vendues en France étaient hybrides rechargeables.

Lancée en milieu d’année 2021, la DS9 est restée relativement discrète depuis, avec seulement 523 immatriculations. Malheureuse­ment pour elle, le segment des grandes berlines n’est pas le plus porteur et fait encore la part belle aux mécaniques diesel pour les gros rouleurs. Une mé­canique dont elle ne dispose pas. Sans doute ce qui empêche DS Automo­biles de viser le leadership du segment, comme il le fait avec ses autres mo­dèles. Un top 3 semblerait convenir à la marque.

 

A lire aussi : DS à l'heure 100 % électrique

 

Mais à y regarder de plus près, la DS9 réussit à tirer son épingle du jeu sur le seul marché des grandes berlines PHEV. En effet, en 2021, avec 456 uni­tés en hybride rechargeable, la française ‑ bien que fabriquée en Chine ‑ devance les pointures du marché comme la BMW Série 5 berline PHEV (236 exem­plaires) ou l’Audi A6 (109 véhicules). Une performance relative obtenue avec la seule offre E‑Tense 225. Mais en ce début d’année 2022, la DS 9 va pouvoir compter sur deux nouvelles propositions hybrides rechargeables, les E‑Tense 250 et E‑Tense 4x4 360.

 

Capacité en hausse pour la batterie

 

Avec la variante E‑Tense 250, les ingénieurs ont peut‑être trouvé la bonne formule. En plus d’une méca­nique thermique de 200 ch (contre 180 ch pour la 225), la capacité de la batterie est passée, à encombrement égal, à 15,6 kWh (contre 11,9 kWh). De quoi autoriser une autonomie zéro émission de 61 km en cycle mixte WLTP et jusqu’à 70 km en ville (contre 48 et 58 km sur la 225). Le moteur électrique à l’avant reste iden­tique avec 110 ch, permettant d’offrir une puissance cumulée de 250 ch et 360 Nm de couple.

 

 

Ainsi armée, la DS9 fait mieux sur tous les tableaux et peut finir de convaincre certains hésitants. Sur un parcours varié de 140 km, comprenant un tiers d’au­toroute, la consommation moyenne s’est limitée à 4,2 l en laissant œuvrer le système hybride. Rappelons qu’elle est homologuée pour 1,5 l en cycle mixte et 34 g/km de CO2 (1,6 l et 37 g/km pour la 225). Le tout dans un confort royal.

 

E‑Tense 360 : un positionnement GT

 

Le confort fait aussi partie de l’ADN de la version E‑Tense 4x4 360 même si elle y ajoute la perfor­mance. Son assemblage final est fait en France, à Poissy (78). Au groupe motopropulseur de la 250, les équipes de DS Performance ont ajouté un mo­teur électrique de 113 ch sur le train arrière. Un mode 4 x 4 est ainsi dis­ponible avec une répartition de 53/47 entre les trains. La batterie revient à 11,6 kWh.

 

A lire aussi : DS4 : un retour plein d'ambition

 

On retrouve l’architecture technique déjà utilisée par la 508 PSE, puisque les deux modèles partagent la même plateforme. Comme la lionne, les voies AV et AR de la DS9 gagnent respectivement 24 et 12 mm, les sus­pensions sont plus basses de 15 mm à l’avant et de 5 mm à l’arrière. Un pac­kage qui offre donc une puissance de 360 ch et un couple de 520 Nm, ce qui permet d’abattre le 0 à 100 km/h en 5,6 s. Même si la consommation n’est peut‑être pas l’argument le plus fort ici, elle est homologuée à 2,2 l aux 100 km et 49 g/km de CO2.

 

Derrière le volant, elle est un peu plus ferme et mieux guidée que le reste de la gamme. À la différence de sa cousine qui est typée plus sportive, cette DS9 se positionne en GT, en berline Grand Tourisme. La performance reste au rendez‑vous et le voyage est plus confortable. Même si la DS 9 n’a pas vocation à inonder le mar­ché, encore moins la 360, cette berline gagne à être connue.

 

 

Partager :

Laisser un commentaire

cross-circle