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Cupra veut passer à la vitesse supérieure avec la Raval

Publié le 9 avril 2026

Par Christophe Bourgeois
3 min de lecture
Avec la Raval, Cupra inaugure la nouvelle plateforme électrique du groupe Volkswagen pour les véhicules compacts. La marque espagnole se lance dans le marché très disputé du segment B, avec néanmoins de fortes ambitions.
Cupre prévoit de vendre 15 000 Raval sur une année pleine. ©Cupra

Avec la Raval, Cupra s'invite dans un segment qu'elle ne connaît pas, celui très disputé des citadines électriques, appelé à devenir central dans les prochaines années. Avec une seule ambition : proposer un modèle d’accès capable d’élargir sa base clients, sans renier son positionnement sportif.

 

Longue de 4,04 m, la Raval tente toutefois de se différencier en revendiquant des prestations de segment supérieur, notamment en matière d’habitabilité et de volume de coffre (441 litres).

 

La Raval est très bien équipée. Elle est notamment dotée de projecteurs Matrix LED, une offre très rare sur ce segment. Un soin tout particulier a également été porté sur l'éclairage intérieur. De son côté, la planche de bord s'articule autour d'un écran central de 12,9'' et d'un tableau de bord de 10,2'' derrière le volant.

 

Nouvelle plateforme

 

Sur le plan technique, la Raval est le premier véhicule à reposer sur la plateforme MEB+ du groupe Volkswagen, appelée à industrialiser des modèles électriques plus accessibles. Le véhicule est produit dans l'usine de Martorell (Espagne), la même qui assemblera au cours de l'année la Volkswagen ID. Polo. Cette dernière a fait l'objet d'un investissement de trois milliards d'euros.

 

La Raval inaugure cette nouvelle plateforme qui intègre la technologie cell to pack. La batterie est ainsi intégrée à plat dans le soubassement du véhicule. "Cette architecture permet de réduire le poids et l’encombrement de la batterie tout en augmentant la densité énergétique d’environ 10 %", promet le constructeur. La Raval est également dotée des amortisseurs adaptatifs, autre rareté sur ce segment.

 

Deux types de batteries

 

La citadine sera disponible avec deux types de batteries. La première s'appuie sur la technologie LFP. Sa capacité de 37 kW alimente un moteur de 116 ch ou 135 ch. Dans les deux cas, l'autonomie sera réservée principalement à un usage urbain car elle est annoncée autour des 300 km, ce qui est assez faible.

 

 

L'autre batterie repose sur du NMC. Là aussi, deux moteurs sont disponibles : 211 ch ou 226 ch dans la version VZ. Dans le premier cas, l'autonomie est de 450 km, 50 km de moins pour la version la plus puissante. Cupra promet un temps de recharge de 10 à 80 % en 24 minutes grâce à une puissance de charge de 105 kW (88 kW pour la plus petite batterie).

 

Des ambitions très fortes

 

"Nous avons de très importantes ambitions sur la Raval, indique Pedro Fondevilla, directeur de Seat et Cupra en France. À terme, elle devrait représenter 50 % des immatriculations de Cupra et elle nous permettra de couvrir l'un des plus importants segments en Europe, sur lequel nous étions encore absents."

 

La Raval, qui doit atteindre 15 000 unités sur une année pleine, va effectivement compléter la Born qui vient d'être restylée. "Ces deux véhicules sont nos armes pour performer sur le marché de l'électrique et nous renforcer sur la clientèle des particuliers", souligne le dirigeant. Cupra vise en effet 40 % de clientèle BtoC, alors que la marque est plutôt autour des 30 % sur l'ensemble de sa gamme.

 

1,4 % de part de marché

 

Si Cupra ne communique pas de volume précis pour 2026, la jeune marque espagnole ambitionne néanmoins de conserver 1,4 % de pénétration sur un marché estimé à 1,6 million de véhicules.

 

En fonction des versions, la Raval viendra aussi bien titiller la Renault 5 que les Mini Cooper Electric et Alpine A290. Elle sera disponible dans les concessions en juin prochain dès 25 995 euros.

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