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Toosla finalise son introduction en Bourse

Publié le 3 décembre 2021

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
La société de location courte durée 100 % digitale a reçu l'aval de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour avancer dans son projet d'entrer en cotation. Toosla vise le marché Euronext Growth pour trouver des ressources.
Eric Poncin, cofondateur et PDG de Toosla.
Eric Poncin, cofondateur et PDG de Toosla.

La cloche va retentir pour Toosla. Le loueur de véhicules va introduire son modèle de fonctionnement 100 % digital à la Bourse de Paris. Maintenant que l'Autorité des marchés financiers (AMF) approuvé son Prospectus, la société cofondée et présidée par Eric Poncin s'apprête à être cotée sur la place Euronext Growth. Une opération destinée à augmenter le capital de 5,5 à 7,27 millions d'euros environ, selon les estimations faites dans les différents scenarii.

 

Au terme de l'opération d'introduction en Bourse, les managers et cofondateurs verront leur part du capital passer de 66,6 à 47,53 %. Le public fera son apparition dans le mix des actionnaires à hauteur de 29,23 %. Karot Capital, investisseur historique dans le projet porté par Eric Poncin glissera de 12,9 % à 8,77 %.

 

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Le loueur dont le service ne repose sur aucune agence physique souhaite utiliser ces fonds pour soutenir sa croissance, à commencer par l'augmentation de la taille du parc de véhicules disponibles. De 300 unités à fin 2021, la flotte de Toosla passera à 6 000 voitures, toutes électriques, en 2025. Elles seront réparties non plus dans deux villes, Paris et Madrid, mais dans 16 métropoles européennes, dont Barcelone, Milan, Rome, Berlin et Munich notamment.

 

Stellantis, Volkswagen et Volvo dans le catalogue

 

L'an passé, le chiffre d'affaires de l'entreprise fondée en 2016 dépassait 2,8 millions d'euros. Au terme de l'exercice 2021, Toosla table sur un montant franchissant les 4 millions d'euros. A son introduction en Bourse, le loueur fait miroiter la promesse d'un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros en 2025 à travers l'Europe à la faveur d'un marché porteur évalué à 20 milliards d'euros en 2026 par les principaux analystes. Et Panayotis Staïcos, le directeur général adjoint recruté en mai 2021, de rappeler qu'entre les premiers semestres 2020 et 2021, l'entreprise a connu une croissance de 90 % du CA à 1,674 million d'euros en augmentant de seulement 30 % le nombre de véhicules.

 

Les marques Tesla, BMW et Mercedes ont été privilégiées jusqu'à présent, mais Toosla va s'attacher à diversifier l'offre. La société qui fait systématiquement l'acquisition des véhicules en buy-back a signé des accords avec les groupes Volkswagen, Stellantis et Volvo. "D'autres constructeurs ont montré de l'intérêt pour ce que nous proposons", confie Eric Poncin. Une ouverture qui donnera plus de teintes au catalogue. "La règle restera la même, explique le fondateur, nous n'intégrerons que des modèles qui se vendent bien en concession car leur attrait commercial sera un gage de succès sur notre plateforme". Une ouverture qui aide également à sécuriser les livraisons en 2022. "Nous avons des confirmations pour 110 % de nos besoins", révèle Panayotis Staïcos.

 

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A l'été dernier, le loueur a lancé MyToosla. Il s'agit d'une formule d'abonnement qui permet de profiter d'avantages et de services, notamment l'acheminement et la récupération du véhicule devant la porte du client (habituellement facturé 50 euros). Des revenus à la marge qui n'ont pas été intégrés au calcul prévisionnel de chiffre d'affaires. En moyenne, chaque jour, chaque véhicule génère 43 euros, sachant que la flotte est exploitée à 60-75 % selon les périodes. Toosla peut franchir un palier supplémentaire. L'abonnement doit naturellement encourager la récurrence. 59 % des clients ont procédé à une seule réservation, contre 30 % qui ont recours 2 à 4 fois au système de location.

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