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Qui demain pourra acheter un véhicule neuf ?

Publié le 12 janvier 2023

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Par Damien Chalon
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3 min de lecture
Zoom de l’Arval Mobility Observatory - Avec la hausse continue des prix de vente, on en vient à se demander qui sera en mesure, à l'avenir, d'acheter une voiture neuve. Les entreprises pourraient jouer un rôle d'amortisseur du marché automobile pour pallier la défection des particuliers. Mais les coups de rabot apportés aux aides (bonus, bornes...) ne sont pas un bon signal envoyé au marché des flottes.
Le marché automobile aurait pourtant tout intérêt à ce que les entreprises reviennent sur le devant de la scène.

Au 1er janvier 2023, en apparence, il n’y a pas eu de "big-bang" sur le front de la fiscalité automobile. La baisse des bonus pour acheter et soutenir le marché était actée depuis longtemps par des lois de Finances antérieures (même si la dernière baisse avait été retardée de six mois et reportée de juillet 2022 à janvier 2023). Quant au durcissement du malus, il reste désormais ancré dans la vie des automobilistes depuis de nombreuses années.

 

A y regarder de plus près toutefois, les évolutions fiscales ne sont pas si neutres que cela, notamment pour les entreprises, qui contribuaient historiquement (si l’on excepte le millésime 2022) à la bonne santé du marché automobile tricolore. Grosses pourvoyeuses de commandes d’hybrides rechargeables pour leurs collaborateurs, elles ne bénéficient plus du bonus de 1 000 euros qui subsistait pour acheter cette motorisation. Même chose pour les VP électriques dont le prix de vente dépasse 47 000 euros ; on  les  prive désormais de tout bonus (alors qu’initialement ils devaient conserver un montant de 1 000 euros). Enfin, les véhicules utilitaires électriques voient leur bonus à l’achat et à la location rognés de 1 000 euros.

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