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Les équipementiers ont encore progressé en 2017

Les équipementiers ont encore progressé en 2017

Selon une étude du cabinet Roland Berger et de la banque Lazard, les équipementiers automobiles ont enregistré une croissance de leurs revenus et de leur marge opérationnelle en 2017.

 

Les équipementiers vont pour la plupart très bien, merci pour eux. En 2017, leur revenu s'est accru de 3 % par rapport à 2016, à en croire le résultat de l'étude menée par Roland Berger et Lazard sur un panel de 650 entreprises du secteur. Si le revenu en 2010 constitue une base 100, l'indice n'a cessé de croître pour atteindre 147 l'an passé.

 

Une progression menée sainement. Les équipementiers sont en effet parvenus à conserver leur niveau de profitabilité, avec une marge opérationnelle qui s'établit à 7,3 %, soit le meilleur niveau depuis 2014. Une performance à rapprocher de celle des constructeurs automobiles. La production de véhicules, bien qu'en léger ralentissement de rythme de croissance, a toutefois atteint 94,9 millions d'unités (+2 %).  

 

Clivage entre les genres

 

Les équipementiers basés en Amérique du Nord et en Chine sont plus profitables que la moyenne. A noter que ceux installés dans l'empire du Milieu ont connu un léger déclin au fil des ans en raison de la compétition mondiale. En revanche, les équipementiers outre-Atlantique profitent des efforts de restructuration réalisés au plus fort de la crise financière. "Il y a un clivage entre les acteurs positionnés sur des domaines en perte de vitesse, comme le groupe motopropulseur thermique, et ceux positionnés sur des domaines plus porteurs, tirés par des nouvelles technologies", relève d'une manière générale Eric Kirstetter, associé chez Roland Berger.

 

"Les activités autour du groupe motopropulseur, de l'électrique / électronique et de l'habitacle ont connu un repli de la marge opérationnelle sur les 7 dernières années ; à l'inverse des activités liées aux pneumatiques, au châssis et aux éléments extérieurs. Sur le groupe motopropulseur, les marges sont mises sous tension par une compétition qui s'intensifie, le cout des innovations pour suivre les exigences accrues de la législation et, à moyen terme, l'augmentation de l'électrique. Il y a des relais de profitabilité tout trouvés, estime Eric Kirstetter. Les technologies autour de l'électrification, du véhicule autonome, du confort dans l'habitacle et le cockpit du futur en font partie". Sur le territoire français, on peut faire le parallèle avec les positionnements de Continental, Valeo ou encore Faurecia.

 

"Sentiment d'urgence"

 

En 2018, Roland Berger table sur un niveau de marge stable en pourcentage. Comme depuis presque une décennie, il devrait flotter au-dessus des 7 %. Une stabilité qui découle des portefeuilles sophistiqués."         Les marges sont souvent meilleures sur des équipements revendus en option par les OEMs et qui plaisent aux consommateurs. Par exemple, les toits ouvrants panoramiques sont de plus en plus réclamés par le marché ; avec des marges élevées à la fois pour l'équipementier et l'OEM, observe Eric Kirstetter. Ce qui est aussi vrai pour les systèmes d'aide à la conduite (ADAS)".

 

Une profitabilité plus que jamais bienvenue. En effet, d'après l'expert de Roland Berger, "il règne un sentiment d'urgence à prendre position sur des marchés qui rapporteront à court-moyen terme ou à dix ans". Comprendre que la vague d'investissement, sous forme de rachat de concurrents ou de prises de participation dans des sociétés détenant des technologies de pointe, n'est pas arrivée à son terme. A titre d'exemple, Magnetti Marelli, qui doit être cédé par le groupe Fiat Chrysler (FCA), avant la fin de l'annnée 2018, attisera certaienement quelques convoitises, dans les mois qui suivront. 

Copyright photo : Faurecia

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