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Movivolt et Watèa changent de présidents

Publié le 3 avril 2025

Par Damien Chalon
2 min de lecture
Emmanuel Bonnaud et Pascal Nouvellon, respectivement présidents de Movivolt et de Watèa, ont quitté leurs fonctions. Les deux loueurs longue durée de véhicules utilitaires légers électriques subissent les conséquences d'un marché de l'utilitaire zéro émission qui ne décolle pas.
LLD vul électrique
Emmanuel Bonnaud (Movivolt) et Pascal Nouvellon (Watèa) ont été quitté leurs fonctions.

Watèa et Movivolt ont vu le jour à quelques semaines d’intervalle, fin 2021, avec la même spécialité : la location longue durée de véhicules utilitaires légers électriques. Quelques années plus tard, les ambitions des débuts ne sont plus que de lointains souvenirs. Preuve en est, les dirigeants des deux entreprises viennent de quitter leurs fonctions.

 

Pascal Nouvellon, le président de Watèa, a quitté l'entreprise le 14 février dernier. Il a été remplacé par Stéphane Mamelle, qui occupait auparavant le poste de directeur financier d’Euromaster, et ce depuis six ans. Précisons que les deux entreprises font partie du groupe Michelin.

 

Marché du VUL électrique atone

 

Pour sa part, Emmanuel Bonnaud, le président de Movivolt, a quitté ses fonctions à l'issue de son mandat de président d'une durée de quatre ans, le 31 janvier. La filiale de la Banque des Territoires et du groupe La Poste a nommé Daniel Jeaffreson en qualité de dirigeant de transition. Ex-DAF d’ALD Automotive, il a officié pendant près de deux ans en tant que DAF indépendant pour Watèa, entre 2022 et 2023.

 

 

L’éclosion tant attendue du marché des VUL électriques sur laquelle Movivolt et Watèa misaient ne s’est pas produite. Un frein majeur à leur essor et à l’atteinte de leurs objectifs respectifs. "Nous pensons qu’il y aura un réel basculement vers le VUL électrique aux alentours de fin 2022, début 2023", prédisait Pascal Nouvellon à la naissance de Watèa.

 

Les faits lui ont donné tort. En 2024, seulement 26 238 utilitaires électriques ont été livrés en France, sur un volume global de 379 748 immatriculations. Soit une part de marché de 6,9 %. En excluant les voitures de société deux places à TVA récupérable et en ne gardant que les utilitaires électriques purs, la part de l’électrique n’était plus que de 5,2 %. Difficile, dans ces conditions, de performer.

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