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Le véhicule d’entreprise à la sauce européenne

Publié le 6 mai 2005

Par Tanguy Merrien
4 min de lecture
Le rapport annuel de l'Observatoire du véhicule d'entreprise révèle des habitudes et des modes de financement différents selon les pays. Seules les grandes entreprises dépassent les frontières. Pour la troisième année consécutive, l'Observatoire du véhicule d'entreprise (OVE)...
Le rapport annuel de l'Observatoire du véhicule d'entreprise révèle des habitudes et des modes de financement différents selon les pays. Seules les grandes entreprises dépassent les frontières.
Pour la troisième année consécutive, l'Observatoire du véhicule d'entreprise (OVE)...
Le rapport annuel de l'Observatoire du véhicule d'entreprise révèle des habitudes et des modes de financement différents selon les pays. Seules les grandes entreprises dépassent les frontières. Pour la troisième année consécutive, l'Observatoire du véhicule d'entreprise (OVE)...

...de BNP Paribas, avec le concours de TNS Sofres, a réalisé son baromètre annuel. En plus de la France, l'OVE a également étudié les comportements de près de 2 500 décideurs de 4 autres pays européens, la Suisse, l'Allemagne, l'Italie et le Portugal. Premier constat : le financement diffère selon le pays où l'on se trouve. Loin des idées reçues, les entreprises portugaises sont les plus matures en matière de financement d'entreprise et la "voiture de fonction y est monnaie courante". En effet, 56 % des sociétés lusitaniennes financent au moins un véhicule d'entreprise. Quelle que soit la taille de l'entreprise au Portugal (TPE, PME ou GE), ce taux reste équivalent. Non loin derrière, se situent la Suisse (47 %), l'Allemagne (46 %) et l'Italie (45 %), même si les grandes entreprises suisses financent moins de véhicules que celles des autres pays interrogés. "La taille moyenne du parc de véhicules financés par l'entreprise est directement liée à la taille des entreprises du pays", explique ainsi l'Observatoire du véhicule d'entreprise. En effet, si la taille du parc pour une GE suisse est de 94 véhicules, ce chiffre monte à 712 en France et s'établit autour de 250 dans les trois autres pays. Malgré cette moyenne élevée dans les GE françaises, le taux global de véhicules financés en France n'atteint que 36 %, loin derrière ses voisins européens. "Une proportion plus faible qui s'explique par le retard des TPE et des PME/PMI en matière de financement de véhicules", analyse l'OVE. Selon les chiffres recensés, le parc moyen ne serait que de 2 véhicules financés pour les TPE et de 22 pour les PME/PMI. Plus concrètement, 35 % des TPE et 47 % des PME financent leurs véhicules, des taux bien en deçà de leurs homologues européens. Au sein des 4 autres pays interrogés, 45 % des TPE financent un véhicule. Un taux qui s'élève à 62 % pour les PME/PMI. A l'avenir, les entreprises françaises ne devraient pas vraiment contribuer à augmenter la moyenne générale puisque, à la question "votre parc va-t-il augmenter dans les trois prochaines années ?", les décideurs français ne semblent pas prêts à augmenter leur parc automobile outre mesure. Il en résulte une "stabilité du parc pour les TPE, une tendance à la stabilisation pour les PME et un ralentissement de la croissance du parc pour les GE".

Quels modes de financement en Europe ?

Les différents modes de financement sont également disparates selon les pays. Il convient toutefois de souligner que les pays se rejoignent sur la LOA, un mode de financement assez répandu chez nos voisins (de 31 % à 41 %). Seule la France reste en retrait avec "seulement" 25 % des entreprises utilisant cette modalité. La Suisse se distingue par la capacité de ses entreprises (54 %) à privilégier le paiement comptant, suivie par l'Allemagne (37 %). Le crédit classique semble être une particularité française (38 %), seul pays à afficher de telles proportions. Tout comme la LLD d'ailleurs. Malgré les 9 % de pénétration affichée, l'OVE souligne que ce chiffre "est trompeur et reflète le poids des TPE dans la structure des entreprises". En réalité, dans l'Hexagone, plus la taille de l'entreprise est importante, plus la LLD est privilégiée par les décideurs. La part de la LLD dans les PME françaises est nettement au-dessus de la moyenne européenne (31 % contre 20 %), mais surtout dans les grandes entreprises (87 % contre 60 %). Justement, les grandes entreprises seraient d'ailleurs les plus "européennes" puisqu'elles affichent par leur mode de financement le plus d'homogénéité. L'exemple européen passerait-il par ces grandes sociétés ?

Tanguy Merrien

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