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Le forfait mobilités durables sur la bonne pente

Publié le 30 juin 2022

Par Jean-Baptiste Kapela
3 min de lecture
La deuxième édition du baromètre du forfait mobilités durables, initié par le gouvernement, vient d’être publiée. Si le nombre d’entreprises l’ayant mis en place reste faible, du positif est à souligner.
38 % des employeurs du secteur privé sondés affirment avoir déployé le FMD dans leur entreprise.
38 % des employeurs du secteur privé sondés affirment avoir déployé le FMD dans leur entreprise.

Plus d’un an après sa première édition, le baromètre du forfait mobilité durable (FMD) fait son grand retour. L’étude est initiée par le ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires et l’Ademe, avec le soutien de France Mobilités, et conduite par Via ID et Ekodev. Pour rappel, ce baromètre a pour objectif de faire un point sur le déploiement du dispositif, et d'afficher ses forces et ses faiblesses.

 

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À l'occasion de cette nouvelle édition, 823 organisations ont été interrogées. Près des deux tiers (72 %) d’entre elles appartiennent au secteur privé. Il faut toutefois noter que le nombre d’entreprises questionnées était plus élevé l'an passé (1047). Cette seconde édition dépeint néanmoins un second bilan sur la bonne pente, même si le dispositif a encore du mal à réellement s’imposer dans les entreprises. Le montant moyen du FMD alloué aux salariés par les employeurs a grimpé de 8 % pour atteindre 435 euros.

 

Du mieux dans la connaissance du FMD

 

Concernant les bons points de ce second bilan, le FMD commence à se faire connaître. Ainsi, 38 % des employeurs du secteur privé sondés affirment avoir déployé le FMD dans leur entreprise, en hausse de 12 points par rapport à 2021. Ce qui représente deux employeurs sur cinq. Par ailleurs, 80 % d’entre eux ont connaissance du FMD et 40 % des entreprises aspirent à déployer le dispositif.

 

Parmi les principales motivations des sondés pour déployer le FMD, 69 % expliquent vouloir pousser "l’incitation à l’usage des modes alternatifs à la voiture individuelle et la valorisation des pratiques respectueuses de l’environnement". Cette intention est suivie de près par "la contribution à la marque employeur et à l’exemplarité de l'entreprise" (68 %) et la "volonté de répondre aux attentes des salariés" (62 %). Des motivations semblables à celles de l’année dernière.

 

Le vélo, toujours le vent en poupe

 

Incontestablement, le vélo est privilégié par les entreprises sondées. Ainsi, 93 % des employeurs privés affirment avoir ouvert le dispositif aux vélos et aux vélos à assistance électrique (VAE). Loin devant les autres moyens de transport éligibles tels que le covoiturage (56 %), les transports en commun (46 %) et les engins de déplacement personnels motorisés de type trottinettes électriques. À noter que le covoiturage est particulièrement plébiscité en zone rurale, avec 74 % des employeurs provinciaux à avoir ouvert ce mode de transport, contre 50 % pour les citadins.

 

Quant aux difficultés de mise en place du dispositif, le baromètre révèle que l’enveloppe budgétaire à allouer freine 40 % des employeurs à mettre en place le FMD. Par ailleurs, 30 % des sociétés sondées assurent être bloquées par le manque d’information et 23 % ont d’autres solutions en alternative aux véhicules personnels qui ne nécessitent pas l’instauration du FMD. Mais il faut souligner que l’un des freins les plus importants en 2021, le "blocage de la direction" qui était de 32 %, passe aujourd’hui à 19 %. Ce qui démontre une certaine ouverture des directions pour accompagner les salariés.

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