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ING Car Lease croit dans la mobilité durable

Publié le 24 décembre 2010

Par Armindo Dias
4 min de lecture
Le loueur vient de réaffirmer son engagement en faveur des nouvelles solutions de mobilité durable. Il estime que les flottes de loueurs seront composées de 10 % de VE d’ici à la fin 2014 ou fin 2015.
Olivier Monot, directeur général d’ING Car Lease.
Olivier Monot, directeur général d’ING Car Lease.

Le marché du véhicule électrique ne se fera pas sans ING Car Lease. En effet, le loueur a annoncé qu’il comptait y jouer un rôle au cours d’une matinée-débat. Cette dernière réunissait également des responsables de l’institut Ipsos et de l’association Avere et avait pour thématique : “mobilité durable, un modèle à inventer : mythe ou réalité ?”. “La location longue durée va jouer un rôle important sur le marché des véhicules électriques car ce marché va d’abord se développer auprès de la clientèle professionnelle”, a affirmé Olivier Monot, le directeur général d’ING Car Lease. Le loueur a donc logiquement lancé une offre VE, vingt de ces véhicules ayant déjà été souscrits en location longue durée chez ING Car Lease (les 20 Citroën C-Zéro qui ont fait l’objet de l’offre qu’il a présentée au cours du dernier Mondial ont toutes été précommandées et une forte demande continuerait de parvenir à ING Car Lease, ce loueur étant aussi en train de se constituer un mini-parc de VE, notamment avec une version électrique du Kangoo et un modèle estampillé Bolloré). C’est donc plutôt encourageant : les différentiels de coût total de possession - TCO - entre les véhicules électriques et leurs pendants thermiques restent d’actualité ! “Les VE sont surtout désavantagés par le plafond d’amortissement des 18 000 euros”, a rappelé Gaëlle Hallier, la responsable marketing d’ING Car Lease. Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils ne perceront pas le marché, y compris dans un avenir proche. Plusieurs facteurs favoriseraient en effet l’intérêt de toutes les catégories de clientèles pour les VE. “Nous assistons à une raréfaction du pétrole, à un changement climatique et à des inquiétudes grandissantes tant dans les domaines de la dépendance énergétique que de la santé”, a ainsi indiqué Charlotte de Silguy, la secrétaire générale de l’Avere, une association dédiée à la promotion du transport et de la mobilité électriques créée en 1978. Et un point de non-retour semble avoir été atteint : 42 000 décès seraient liés chaque année à la pollution et donc plus ou moins au monde des transports en France.

“Nous n’avons plus à faire à un effet de mode”

Il convient en outre de ne pas oublier que des infrastructures de recharge sont appelées à se développer sur le territoire et que le coût d’utilisation d’un véhicule électrique est sensiblement moins élevé que celui d’un véhicule thermique (il a été estimé à environ 2 euros pour 100 kilomètres, voire moins, par la secrétaire générale de l’Avere). Et les besoins en énergie de ces véhicules devraient pouvoir être satisfaits sans problème si jamais la France compte 2 millions de véhicules électriques courant 2020 : ils nécessiteront une production de l’ordre de 5 millions de térawattheures, soit seulement 1 % de la production électrique annuelle en France. “Nous n’avons plus à faire à un effet de mode, a ainsi affirmé Charlotte de Silguy. Nous assistons aujourd’hui à un changement d’ère. Nous allons vers toujours plus de services de mobilité et donc vers toujours plus de multi-modalité”. Pour preuve : ING Car Lease est en train de développer une offre d’auto-partage, un nouveau rapport à l’automobile qui ne rebute pas outre mesure les automobilistes de ce début du 21e siècle. “Une étude réalisée récemment a révélé un intérêt croissant pour le paiement à l’usage”, a ainsi illustré Yves Bardon, le directeur de la prospective chez Ipsos. Et le moins que l’on puisse dire est que cela ne doit rien au hasard : la même étude a aussi souligné le fait que le mot plaisir n’était associé à celui d’automobile qu’à hauteur de 7 %. Les offreurs de solutions de mobilité et les constructeurs de véhicules électriques doivent néanmoins avoir conscience que certains acteurs de la chaîne automobile n’adopteront pas du jour au lendemain leurs nouvelles solutions, offres ou produits. Pire. Certains de ces acteurs, notamment quelques responsables de flottes, sont d’ores et déjà insatisfaits par ce qu’on leur a proposé ou présenté. Or, il s’agit de la catégorie de clientèle censée porter pendant un temps le marché des VE. “Les véhicules électriques actuels ne sont pas très sexy et leurs coûts de gestion doivent encore être améliorés, a ainsi tenu à faire savoir Jacqueline Suzenne-Julien, la responsable flotte du groupe AG2R La Mondiale. Aussi, je préfère continuer à mettre en exergue les véhicules hybrides”. Allez, encore un petit effort messieurs les constructeurs ! 

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