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Range Rover : l’Evoque joue la carte E85

Publié le 16 septembre 2021

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Avec déjà plus de 48 % de ses immatriculations en flexfuel hybride, l’Evoque est rapidement devenu l’étendard de la gamme bioéthanol de Land Rover. Un beau succès qui entretient la dynamique de la marque en France.
A la fin du 1er semestre 2021, les immatriculations de l’Evoque (1 603 unités) sont en hausse de 98,4 %.
A la fin du 1er semestre 2021, les immatriculations de l’Evoque (1 603 unités) sont en hausse de 98,4 %.

En attendant le grand soir électrique, promis par la stratégie Reimagine, le groupe Jaguar Land Rover a déjà bien engagé son virage électrique. Il y a naturellement le Jaguar i-Pace, SUV 100 % électrique, mais aussi de nombreux modèles hybrides rechargeables. Et le succès est au rendez‑vous avec, pour JLR France, un portefeuille en attente de livraison de plus de 4 000 voitures à la fin du premier semestre 2021.

 

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Les immatriculations se redressent avec 4 205 unités pour les deux marques, soit une hausse de 54,1 % après six mois d'activité. Cela étant, JLR ne s’interdit aucune technologie pour entretenir cette belle dynamique, comme en témoignent ses modèles roulant à l’E85. En effet, les Evoque, Discovery Sport et e‑Pace sont disponibles en hybride 48 V fonctionnant avec ce carburant s’affichant à environ 65 centimes le litre.

 

L’objectif initial de 1 600 livraisons annuelles dans l’Hexagone est d’ores et déjà à oublier, puisque plus de 1 500 commandes ont été enregistrées sur le seul premier semestre. Le flexfuel a donc rapidement trouvé sa place dans la gamme. À titre d’exemple, plus de 48 % des Evoque sont livrés dans cette configuration.

 

20 % des immatriculations de JLR en flexfuel

 

Il faut dire que les avantages d’une telle motorisation sont nombreux. D’un point de vue environnemental, ce carburant permet de réduire de 95 % les particules fines et de 72 % les gaz à effet de serre. D’ailleurs, le niveau de CO2 du modèle connaît un abattement de 40 % du fait de rouler à l’E85, ce qui lui évite le malus.

 

Ensuite, il y a naturellement d’autres avantages fiscaux avec, dans beaucoup de régions, la carte grise gratuite, mais aussi l’exonération de la TVS ou encore la récupération de 80 % de la TVA du carburant. L’E85 permet aussi, malgré une surconsommation pouvant atteindre 25 %, de baisser significativement la facture de carburant.

 

 

JLR annonce une réduction de 800 à 3 000 euros par an selon que l’on roule 15 000 ou 50 000 km. Enfin, le tarif est également compétitif avec un prix équivalent au diesel mais 12 000 euros moins élevé qu’un PHEV. Le succès de ces modèles JLR E85, qui représentent déjà 20 % des immatriculations à fin juin, est donc tout à fait logique, notamment auprès des professionnels en général et des professions libérales en particulier.

 

Un autre élément explique aussi cet engouement des clients du groupe britannique : des délais de livraison très longs pour les PHEV, comme beaucoup de constructeurs d’ailleurs. Pour une commande en juillet 2021, un E85 était livrable en novembre, alors qu’il fallait attendre mars 2022 pour un PHEV.

Un relais de croissance

 

En plus de l’optimisation faite en usine pour l’E85, la nature du carburant embarqué est seulement trahie par un badge discret à l’arrière. Pour le reste, rien ne change. Dans le cas de l’Evoque P200 flexfuel MHEV, l’agrément est toujours au programme avec les 200 ch du 4 cylindres, mais surtout le couple de 320 Nm dès 1 200 tr/min.

 

Le design, que l’on parle de l’Evoque, du Discovery Sport ou de l’e‑Pace, demeure un incontestable point fort puisqu’il est identique. Même remarque à l’intérieur où l’habitacle dispose des mêmes raffinements que l’on s’arrête sur les matériaux ou les Adas.

 

En jouant la carte de l’E85, Jaguar Land Rover France s’est offert un beau relais de croissance. En revanche, au-delà des volumes, les bienfaits de ces modèles E85 sont moins bons à l’échelle européenne, car le niveau de CO2 retenu par les autorités continentales ne tient pas compte de l’abattement français de 40 %. Les vrais gagnants sont donc les clients tricolores.

 

 

 

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