Vivofleet débarque sur le marché des flottes de taille moyenne
Vivocaz n'est plus l'unique solution au catalogue de Jean-Charles Roy. Depuis la tenue du Mondial de l'Automobile, où il exposait sur le stand de Mobilians, le fondateur de la start-up compte un nouveau produit avec Vivofleet. Comme son nom l'indique, ce service s'adresse en exclusivité aux gestionnaires de parcs en entreprise.
Le principe propre à Vivocaz demeure intact. Vivofleet propose de virtualiser le carnet de suivi du véhicule. Tout repose encore une fois sur une plateforme et une application mobile. Point de géolocalisation ou d'interface comptable fastidieuse, "nous voulons aider les conducteurs et les gestionnaires à prendre les bonnes décisions pour maintenir l'état de santé du véhicule", explique Jean-Charles Roy.
Compatible avec tous les systèmes de loueurs
Pour développer ce nouveau service, le fondateur s'est appuyé sur le résultat d'un travail réalisé en marque blanche pour Wyz Group, éditeur majeur de solutions de commerce en ligne automobile entré récemment dans le secteur de la gestion de flotte. "Ce partenaire a la volonté d'adresser les très grandes flottes, raconte Jean-Charles Roy, nous avons donc pris le parti de décliner l'offre pour celles allant jusqu'à 200 véhicules".
Disposant de liens vers les différents services des loueurs, Vivofleet donne une visibilité sur le statut du contrat de location en cours, sur le financement du véhicule, facilite aussi la réalisation d'états des lieux et propose une aide à l'entretien prédictif. L'application sert alors de moyen de centraliser toutes les informations. "Il y a trois filtres d'analyse, celui du conducteur, celui du véhicule et celui du site physique de rattachement", donne à comprendre Jean-Charles Roy.
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Après une phase de pilotage amorcée au début de l'été, les aspects techniques et économiques ont reçu validation. Vivofleet sera facturé sur la base d'un abonnement mensuel établi par véhicule. La grille tarifaire n'a pas été communiquée en revanche.
L'arrivée de Vivofleet ne remet pas en question le cheminement de Vivocaz. "Nous réduisons cependant la communication car nous constatons que l'acquisition de nouveaux clients coûte cher", admet le porteur du projet. Un sujet à reconsidérer après une levée de fonds prévue début 2023
Une levée auprès du monde automobile ?
Jean-Charles Roy est, en effet, en plein processus de levée avec pour objectif d'atteindre un montant de 1,5 million d'euros au titre d'amorçage. Il se tourne pour cela vers des investisseurs privés issus du monde de l'automobile. Si les conditions se sont durcies, à en croire les remontées de beaucoup de start-up qui le déplorent depuis le début de la crise économique, entrepreneur avance à bon rythme dans les négociations.
Dans son esprit, ces ressources lui serviraient à recruter, d'une part, des ingénieurs qui se pencheront sur la profondeur de service, les fonctionnalités, l'automatisation et, d'autre part, des commerciaux pour occuper le terrain. Le fondateur se tournerait alors vers des partenariats dans l'écosystème des services destinés à simplifier la vie des conducteurs.
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