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Retour vers le futur : un été en 2035

Publié le 22 juillet 2021

Par Arval Mobility Observatory
4 min de lecture
Zoom de l’Arval Mobility Observatory – Si nous faisions un peu de science-fiction ? Alors que la saison estivale bat son plein tant bien que mal et que l’on se dirige tout droit vers le premier grand chassé-croisé de l’année, projetons-nous à l’été 2035…

 

A cette date, si toutes les décisions européennes sont bien en vigueur et appliquées pour favoriser la transition énergétique, les départs en vacances des Français se feront majoritairement à bord de véhicules 100 % électriques, puisque les modèles thermiques (y compris les hybrides rechargeables) auront été bannis des territoires. Peut-être même certaines familles auront-elles la chance de pouvoir se déplacer en voitures autonomes, commençant -dès lors- plus tôt que les autres et à bord de leurs véhicules, leurs congés payés !

 

Imaginez la fameuse "Route Nationale 7" chère à Charles Trenet (vous savez "celle qui conduit en auto ou en auto-stop vers les rivages du Midi") ou encore l’autoroute du soleil A6, truffées d’aires de service et autres stations "new look", transformées de fond en comble au fil des années, pour assurer la recharge rapide des batteries des véhicules électriques.

 

Quinze ans auparavant, lorsque l’Europe avait lancé un jour de juillet 2021 (le 14 juillet précisément) son plan climat "Fit for 55" édictant la fin des motorisations thermiques pour 2035, la mesure avait fait l’effet d’une bombe pour l’industrie automobile et les conducteurs. La grande crainte des opinions publiques (outre le prix catalogue dissuasif des véhicules électriques) était en effet le risque de "la panne sèche électrique" au cours d’un déplacement, faute d’un réseau de recharge bien entretenu, suffisant en nombre de bornes et en puissance installée.

 

Pour contrer les oppositions et rassurer les populations, l’Europe avait imposé à l’époque aux pays d’installer au moins une borne de recharge publique rapide tous les 60 km en 2025 et le double en 2030. Une station de recharge hydrogène était aussi exigée tous les 150 km. Objectif de ce programme à marche forcée : disposer d’un réseau de bornes publiques d’un million de points de recharge en 2025 et 3,5 millions en 2030.

 

Côté disponibilité en électricité également, les interrogations étaient nombreuses il y a 15 ans. A l’époque, les énergies renouvelables restaient encore émergentes, représentant à peine 18 % de la demande mondiale, au côté des poids-lourds du nucléaire et du charbon. Là encore, l’environnement a changé puisque le renouvelable devait répondre à la moitié de la hausse de la demande d’électricité, selon les différents scénarii de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), remplaçant peu à peu le recours au charbon et aux énergies fossiles.

 

Sur le terrain, à l’échelle des territoires, durant toutes ces années, le cap a été mis massivement sur l’autonomie en électricité et la mobilité durable. A l’instar de plusieurs îles grecques (Tylos, Chalki ou Astypaléa…) qui, en 2021, avaient conclu des accords avec des constructeurs (Citroën ou VW) et des énergéticiens (Vinci Energies) pour mettre à la route des véhicules électriques et être autosuffisantes en énergie verte avec des installations solaires ad-hoc, d’autres territoires leur ont emboîté le pas depuis.

 

Dernière illustration en date de cette mobilisation XXL en faveur de l’énergie verte et de la mobilité durable, la vitrine exceptionnelle offerte par Brisbane lors des derniers JO d’été de 2032. Pour mémoire, la ville australienne avait empoché l’organisation de ces JO en 2021, quelques jours seulement après les inondations monstres et meurtrières en Allemagne et en Belgique (plus de 200 morts et des dizaines de disparus en plein mois de juillet). Dès sa nomination, la municipalité déjà en pointe dans le développement des technologies des "smart-cities" et de la lutte contre la pollution, avait fait part de son ambition de faire encore mieux dans ce domaine. La capitale de l’Etat du Queensland avait encore sans doute en mémoire les conséquences dramatiques des incendies de forêts "hors de contrôle" de novembre 2019, qui avaient ravagé la faune et la flore australiennes pendant plusieurs semaines.

 

L’Arval Mobility Observatory

 

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