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Navya a décidé de pivoter vers le service

La navette de Navya n'est pas parvenue à convaincre les décisionnaires, à La Défense (92).

Navya a décidé de pivoter vers le service

En start-up qui se respecte, Navya s'accorde à changer de braquet. Lors de la présentation des résultats semestriels, le constructeur de navettes autonomes a annoncé se concentrer sur l'accompagnement des constructeurs.

 

Tout un symbole. Quelques jours après que l'établissement Paris-La Défense jugeait que l'expérimentation des navettes Navya menée depuis deux ans dans le quartier d'affaires altoséquanais n'avait pas été satisfaisante, notamment en raison de la lenteur du véhicule qui n'a pas réussi à "rendre le service attractif", le constructeur a annoncé un changement de modèles économiques. Désormais, il va proposer d'aider des industriels à rendre des véhicules autonomes, sous forme de prestation d'ingénierie.  

 

La mobilité autonome "demeure en phase d'expérimentation puisque l'autonomie complète n'est pas encore atteinte, la réglementation n'est pas encore établie uniformément et les modèles économiques continuent d'évoluer. Nous avons décidé de faire évoluer notre modèle : ainsi, nous apportons désormais notre technologie aux industriels souhaitant rendre leurs véhicules autonomes (transports de biens et transports de passagers)", explique Étienne Hermite, le nouveau président du directoire de Navya, à l'occasion de la publication du chiffre d'affaires semestriel. La production de véhicules dans les usines lyonnaises passera donc au second plan, mais sera maintenu durant la phase de transition.

 

C'est la dure conséquence d'un marché qui tarde à décoller. L'entreprise, qui misait sur une activité annuelle de 30 millions lors de son entrée en Bourse il y a un an, reconnaît aujourd'hui qu'elle ne pourra pas tenir ses objectifs initiaux. Preuve en est, le bilan semestriel présenté le 25 juillet 2019. La société basée à Villeurbanne (69) a réalisé un chiffre d'affaires de 6,1 millions d'euros, au cours des six premiers mois de l'exercice en cours, contre 9 millions un an plus tôt, soit un effondrement de plus de 30 % de son revenu. Au total, l'entreprise, créée en 2014, a commercialisé plus de 130 navettes autonomes dans le monde, à ce jour.

 

Sous cette nouvelle forme, Navya a trouvé des contrats. L'entreprise procédera à l'intégration de sa solution de conduite autonome, composée du logiciel Navya Drive et de l'architecture de capteurs développée en interne, sur des plateformes tierces. Au second semestre, une expérimentation débutera avec l’Autonom Tract, un véhicule conçu avec Charlatte, le constructeur de tracteurs et véhicules pour les zones aéroportuaires et les sites industriels. Pour mémoire, Navya avait signé avec Esmo afin de pénétrer le marché sud-coréen ce qui se traduit directement par un accord avec SK Telecom, l'opérateur téléphonique local, pour développer des fonctionnalités de conduite autonome utilisant les technologies 5G, déjà déployées dans le pays.

 

Le groupe soutenu par Valeo (à 15 %) travaille aussi sur le développement de partenariats technologiques, industriels, de distribution et de support local pour une partie des services, dont la maintenance de bas niveau, la supervision et le déploiement. Il projette par ailleurs une réduction des coûts de commercialisation et de marketing en dehors de ces partenariats.

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