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Renault Kadjar : mise à jour nécessaire

Le Kadjar s'offre un restylage mi-parcours avec à la clé de nouvelles motorisations

Renault Kadjar : mise à jour nécessaire

Cerné par les concurrents, le Renault Kadjar dégaine la carte restylage pour tenter de redresser des ventes en recul. Si les évolutions esthétiques restent mineures, les nouveautés se trouvent en revanche sous le capot.

 

En 2015, Renault s’imposait comme l’un des précurseurs en lançant son Kadjar sur le segment des C-SUV. Avec des résultats à la hauteur de produit, ambitieux pour l’époque, sur un segment en pleine expansion. A l’échelle mondiale, les ventes de SUV de segment C ont doublé entre 2007 et 2017, tandis qu’en Europe, ces dernières ont été multipliées par quatre. Résultat, le modèle, proposé sur 50 marchés, s’est écoulé à plus de 450 000 exemplaires. Seulement voilà, aujourd’hui, la dynamique commence à s’essouffler pour le Kadjar, cerné par les concurrents. S’ils étaient 25 à son lancement en 2015, ils sont à présent plus de 40… avec logiquement un impact négatif sur les ventes.

 

En France, le Kadjar s’est écoulé à un peu plus de 25 000 unités depuis le début de l’année, soit un recul de 12,1 %. Le porte drapeau de la marque au losange distance à peine son cousin le Qashqai (22 783 unités), mais se fait surtout écraser par son grand concurrent, le Peugeot 3008, immatriculé à près de 80 000 exemplaires depuis le début de l’année. Sans oublier l’arrivée du prometteur Citroën C5 Aircross. Il était donc temps pour Renault de prendre les choses en main en proposant un restylage à mi-vie de la première génération.

 

Peu de changements niveau esthétisme

 

Esthétiquement, les équipes Renault n’ont pas souhaité chambouler une recette qui a porté ses fruits. Le Kadjar change peu, hormis sa calandre plus large donnant l’impression d’un SUV plus imposant, des boucliers et des feux antibrouillard redessinés ainsi qu’un ski arrière plus imposant. A bord, le Kadjar bénéficie d’une planche de bord assez similaire. A noter toutefois une meilleure intégration des commandes volumes, devenues tactiles, ainsi qu’un travail sur les boutons de climatisation qui intègrent désormais la température et le réglage de la soufflerie. En revanche, l’écran tactile, certes mieux intégré, reste de la même dimension, soit 7’’, et se montre, au niveau du design et de l’utilisation, un peu désuet. Puisque les dimensions du Kadjar restent similaires, le volume ne coffre ne change pas, de 472 à 1 478 dm3, le tout pour une longueur de chargement de 2,56 m.

 

Une gamme de moteurs repensée

 

Les vraies évolutions pour cette version restylée se trouvent bien sous le capot. Cycle WLTP et norme Euro6C, le constructeur a dû revoir de fond en comble son catalogue de moteurs. Au programme, en essence, un bloc 140 ch avec FAP et proposé en boîte manuelle six rapports ainsi qu’en boîte à double embrayage sept rapports. Le même choix de boîtes est disponible sur la version 160 ch. Deux propositions en diesel, le Blue dCi de 115 ch en boîte manuelle ou EDC ainsi que le 150 ch, avec le même choix de boîtes. Avec l’EDC, le Kadjar peut se doter de la transmission intégrale, qui devrait cependant représenter en France environ 5 % des ventes.

 

Notre modèle à l’essai, le TCe 140 ch avec boîte manuelle, qui devrait représenter le plus gros des ventes en France, a su se comporter de façon correcte sur les routes parfois montagneuses de Sardaigne, grâce à son couple de 240 Nm disponible à un bas régime (1 600 tr/min). Sans toutefois proposer une conduite dynamique, le Kadjar constitue toutefois une alternative intéressante pour les conducteurs à la recherche d’une conduite souple garantissant une consommation maîtrisée. Sur notre parcours varié de plus de 200 kilomètres, une consommation de 7,0 l/100 km a été relevée, contre 5,9 l/km en homologuée.

 

A partir de 26 200 euros

 

Le Kadjar est disponible en quatre finitions, dont deux officiellement limitées dans le temps – Life, Wave (série limitée), Intens et Black Edition (série limitée). S’ajoute une version Business pour les flottes. En entrée de gamme, la dotation reste très contenue, avec le régulateur et limiteur de vitesse, la climatisation jantes alliages 17’’, la carte accès et démarrage main libre, la climatisation manuelle et les rétroviseurs rabattables électriquement. Seules les entrées de gamme moteurs sont disponibles avec cette finition, à 26 200 euros pour l’essence, à 28 400 euros pour le diesel.

 

Il faut attendre le second niveau de finition Wave pour obtenir une dotation plus convaincante avec l’aide au parking arrière, l’alerte de franchissement de ligne, la commutation automatique des feux, la reconnaissance des panneaux de signalisation pour les équipements de sécurité, auxquels s’ajoutent les jantes alliages 18’’, la sellerie mixte similicuir/tissu ainsi que la climatisation automatique bi-zone, la fonction Easy Break pour rabattre la banquette ainsi que R-Link2 avec l’écran 7’’, la navigation connectée et Android Auto et Apple Carplay. Prix de cette finition, 29 000 euros en essence, 30 900 en diesel. Enfin, la finition Intens ajoute notamment l’aide au parking avant et latérale, la caméra de recul, le détecteur d’angle mort, les feux full LED avec antibrouillard à LES, le freinage actif d’urgence, les jantes 19’’. Le tout pour un tarif à partir de 31 100 euros en essence et 33 000 en diesel.

 

Avec ce Kadjar légèrement restylé mais mis à jour côté moteur, Renault nourrit l’ambition de rester dans le Top 3 des ventes de SUV de segment C en France, mais aussi de conserver la place de leader sur la tranche de prix 25 000 à 35 000 euros.

 

 

 

 

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