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Dans les coulisses de Moov'in.Paris

Le nettoyage, la maintenance et la recharge des Renault Zoé seront à la charge d'Ada.

Dans les coulisses de Moov'in.Paris

Alors que Renault a déployé une centaine de Zoé dans les rues de Paris, Christophe Plonevez, directeur d'Ada, explique au Journal de l'Automobile le fonctionnement et le modèle économique de Moov'in.Paris. A terme, une co-entreprise pourrait être créée avec Renault.

 

Comment Renault et Ada vont-ils s'organiser pour réussir là où Autolib et Vincent Bolloré ont échoué ? La question brûle les lèvres de tous les professionnels de l'automobile, mais aussi des loueurs de courte durée qui n'ont pas voulu se lancer dans l'aventure.

 

Pour Renault, le risque est mesuré. Certes, le constructeur a mis sur le marché 100 Zoé et vise 500 unités d'ici décembre 2018. Mais le pari le plus important reste quand même celui du loueur Ada qui va gérer le back office du service pour les véhicules électriques tout en proposant aux Parisiens une offre de véhicules thermiques pour toutes les locations de plus de quatre heures. Car le nettoyage, la maintenance et la recharge seront bien à la charge d'Ada.

 

"Nous avons déjà des jockeys sur Paris, qui nous permettent de déplacer les véhicules que nous proposons à la location près des gares. Ce sont des salariés Ada (une vingtaine de personnes) qui seront également chargés d'opérer la maintenance rapide et de replacer les véhicules là où la demande sera la plus forte", précise Christophe Plonevez.

 

Tarif modulable

 

Le service Moov'in.Paris sera fermé entre minuit et demi et 5h30 le matin : le temps nécessaire au déplacement des véhicules. D'autant que la recharge n'est pas prévue de manière quotidienne. Selon les prévisions, les Zoé devraient être rechargées deux fois par semaine sachant que le trajet moyen quotidien est estimé entre vingt et trente minutes. A chaque fois qu'un jockey déplacera un véhicule, il se chargera de son nettoyage, vérifiera la pression des pneus et le fonctionnement global du véhicule. Renault, de son côté, garde la maintenance importante ainsi que l'assistance.

 

"Pour réaliser nos prévisions de fonctionnement, nous avons bien sûr utilisé les informations enregistrées par Autolib, mais également celles émanant de la compagnie des Taxis G7. Ce sont des informations précieuses car nous savons d'ores et déjà que les Parisiens feront un arbitrage entre une location sans et avec chauffeur", poursuit le directeur général d'Ada. Les deux sociétés appartenant à la même holding : le groupe Rousselet. Dès le mois de décembre, la recharge de véhicules pourra être organisée sur l'une des 1 000 bornes Autolib que la Mairie de Paris va reformater pour pouvoir accueillir d'autres véhicules que les modèles du groupe Bolloré.

 

Plus de 500 véhicules pour rentabiliser l'opération

 

Pour l'instant, le coût du service pour un automobiliste démarre à 3,90 euros pour dix minutes incompressibles, auxquelles s'ajoutent 39 centimes la minute supplémentaire. Au-delà de trois heures de location, le tarif grimpe fortement et devient dissuasif pour les véhicules électriques, mais rend rentable la location de véhicules thermiques que propose également Ada près des gares ou dans les parkings Indigo.

 

Ada espère également récupérer une partie des places "SVP" que la Mairie de Paris accordait à des sociétés d'autopartage dans les rues de la capitale. "Nous espérons obtenir une partie des 230 places qui viennent d'être remises en jeu dans un appel d'offres", ajoute le directeur général d'Ada. Dans un second temps, les tarifs devraient être modulables en fonction de l'horaire (moins cher dans la journée, et supérieur en soirée et la nuit).

 

Nouveau business model pour les loueurs

 

Pour l'instant, seul Renault s'est implanté sur les pavés parisiens, mais PSA, au travers de Free2Move et Daimler avec Car2Go, ne devraient pas tarder à se lancer, chacun avec une offre dédiée. Reste donc à savoir si la rentabilité peut être au rendez-vous pour Ada.

 

"Aujourd'hui, nous sommes les seuls à proposer une application Moov'in.Paris que les Parisiens auront sur leur téléphone. C'est une clé très importante car nous savons que les consommateurs n'auront pas plus de deux applications d'autopartage. C'est un avantage d'être le premier", poursuit Christophe Plonevez.

 

Sans vouloir annoncer de date pour atteindre un point mort; Ada reconnaît cependant que le service ne peut être rentable qu'avec une réelle montée en puissance et  un nombre de véhicules supérieur à 500. D'ici la fin de l'année 2018, une co-entreprise entre Renault et Ada pourrait d'ailleur voir le jour.

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