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Autonomous Lab :

Autonomous Lab : "Une innovation majeure pour Transdev"

Directeur de la division véhicule autonome de Transdev, Yann Leriche a livré son point de vue sur le démarrage du projet de transport à Rouen, afin de mieux saisir les enjeux.

 

Qu'est-ce que cela représente dans le plan de développement de Transdev ?

Yann Leriche. C'est une innovation majeure pour Transdev puisque nous illustrons les quatre piliers que nous avons défini pour la mobilité de demain. Nous pensons en effet qu'elle sera personnalisée, autonome, connectée et électrique.  

 

Il y a eu un an et demi de préparation. Qu'avez-vous réalisé ?

YL. Nous travaillons sur plusieurs paramètres, dont la sécurité, notre priorité première. Nous avons aussi développé une expérience client afin de proposer un service de mobilité et non de pousser une technologie gadget. Le dernier élément relève du chapitre économique. Nous devons optimiser toutes les technologies que nous mettons en œuvre pour rendre le transport accessible au plus grand nombre en termes de prix.  

 

Qui porte le projet ?

YL. Le travail a véritablement été collaboratif. Chacun apporte sa pierre à l'édifice. Le sujet est complexe et plein d'enjeux. Le regard et l'expérience de chacun des acteurs nous permettent de mettre ce projet en œuvre. Ce n'est certainement pas l'innovation d'un groupe isolé.  

 

Comment avez-vous dimensionné le service et quelle évolution à venir ?

YL. On commence avec quatre Zoé et on ajoutera des navettes par la suite. Il est intéressant de noter que les quatre Zoé ont été configurées de manière différente afin de tester plusieurs combinaisons. Elles n'ont pas le même jeu de capteurs, pas le même aménagement intérieur, pas les mêmes comportements, afin de comprendre quelle configuration sera la plus pérenne, sur le plan technique et du confort pour les passagers.  

 

Quel modèle économique peut-il se dessiner?

YL. La question est ouverte. L'objectif, ici, reste le développement et la compréhension, justement pour bâtir les bons modèles économiques. Il existe, aujourd'hui, la solution du contrat de délégation de service public et celle de la société privée de transport. Ira-t-on vers un mix des deux ? Nous pouvons aussi imaginer que le véhicule électrique ouvrira des champs qui nous sont inconnus maintenant qu'il est autonome.  

 

D'un point de vue des assurances, comment partagez-vous les risques avec Renault ?

YL. Les choses sont simples, nous avons un superviseur qui est établi comme le responsable à bord. Il peut être de Renault ou de Transdev, car nous n'avons pas cloisonné. Aucune structure n'a été créée pour l'occasion, nous sommes très ouverts dans cette collaboration au sein du système de transport que nous lançons. Nous appliquerons donc le régime de responsabilité classique.  

 

Quels sont les indicateurs de performance à observer ?

YL. Nous voulons atteindre un niveau de sécurité suffisant pour accueillir le public. Nous ne prendrons aucun risque. Ensuite, nous voulons adopter une logique d'amélioration continue du service. Pour ce faire, nous allons en permanence mesurer la satisfaction des clients, le taux de fréquentation et les modes de consommations. Enfin, il faut trouver un équilibre économique.  

 

Vous êtes aussi président de Transdev North America, imaginez-vous dupliquer l'initiative outre-Atlantique ?

YL. Des partenaires regardent de près ce type de technologies. Nous nouons des partenariats, notamment en Californie, pour tirer le meilleur de ce que propose ce pays. Il est possible que nous investissions dans un projet similaire en 2019. Rien n'est encore dit.

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