Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
PSA se prépare à un retrait d'Iran

Carlos Tavares, président de PSA, et Hashem Yekke-Zare, président du conseil d'administration d'Iran Khodro, le 1er octobre 2016.

PSA se prépare à un retrait d'Iran

Même si le constructeur travaille pour obtenir une dérogation, il prépare aussi un éventuel arrêt de ses activités en Iran. Un coup dur pour le français qui avait créé deux coentreprises et visait 350 000 unités produites sur place en 2021.

 

L'histoire va-t-elle se répéter ? En 2012 déjà, le Français avait dû quitter l'Iran car des sanctions internationales avaient été imposées à la République islamique. A l'époque, PSA n'avait d'autre choix que de suivre les décisions américaines car GM était l'un de ses actionnaires. Les choses ont changé aujourd'hui, tant sur le plan politique que dans le capital de PSA, mais le Français pourrait être contraint de stopper ses activités. "Le groupe a commencé le processus de suspension des activités de ses coentreprises, afin de se conformer à la loi américaine d'ici le 6 août 2018", a-t-il indiqué dans un communiqué.

 

Toutefois, même si PSA se prépare à cette éventualité, il précise également qu'"avec le support du Gouvernement français, [le groupe PSA] est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation". Il faut dire que le Français, qui a inauguré la production de la nouvelle C3 sur place il y a tout juste quelques semaines, dispose de deux coentreprises dans le pays : l'une avec Iran Khodro, signée le 21 juin 2016, et l'autre avec Saipa, signée le 6 octobre 2016. Le groupe avait vendu l'an dernier 444 600 véhicules en Iran, où il est traditionnellement bien implanté. Il s'agissait l'an dernier de son premier marché étranger (12 % de ses ventes), devant la Chine (382 800 unités), le Royaume-Uni (279 100), l'Italie (265 200) et l'Allemagne (257 800).

 

Sans l'Iran, l'objectif proclamé par le PDG Carlos Tavares de dépasser cette année la barre des 4 millions de véhicules écoulés serait compromis alors qu'il était à portée de main grâce au rachat d'Opel-Vauxhall bouclé durant l'été 2017. Le deuxième constructeur européen relativise, cependant, l'importance du marché iranien en termes financiers. Les activités de PSA en Iran représentent "moins de 1 % de son chiffre d'affaires". Cette annonce "ne modifie ni les objectifs généraux" de son plan stratégique Push to Pass ni "les orientations financières actuelles", a précisé le groupe.

 

Quoi qu'en dise PSA, ce potentiel retrait pourrait avoir des conséquences à plus long terme sur le développement du groupe au Moyen-Orient car rappelons que l'objectif était de produire 350 000 véhicules à l'horizon 2021 avec ses partenaires iraniens. De plus, les alliés actuels de PSA, qui avaient déjà assez mal digéré le premier départ en 2012, pourraient se tourner vers d'autres partenaires à l'avenir.

 

Quand sera-t-il des autres Français engagés en Iran ? Total a fait récemment savoir qu'il ne mènerait pas à terme un grand projet gazier en Iran, entamé en juillet 2017, à moins d'obtenir une dérogation de la part des autorités américaines. Quid de Renault ? En 2012, le constructeur n'avait pas quitté le pays. Le feuilleton est encore loin d'être terminé. (Avec AFP)

Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Brexit : une opportunité pour l’industrie automobile française ?

A l’occasion du FEAL 2018, congrès sur l’industrie automobile du futur, la question du Brexit sur les activités industrielles britannique et européenne a été posée. Pour plusieurs intervenants,

Rendez-vous en 2018

Votre newsletter quotidienne fait une pause hivernale. La rédaction du Journal de l'Automobile vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année. Retrouvez-nous dès le 2 janvier 2018 !

Peugeot sur la piste des Genius

Une expérimentation a lieu dans le réseau français de Peugeot. Sur un modèle proche des Genius de BMW, la marque souhaite évaluer la pertinence de conseillers en amont du parcours d'achat.

Mitsubishi se positionne déjà dans l'Alliance Renault-Nissan

Depuis le Tokyo Motor Show, Mitsubishi a précisé les contours de son intégration dans l'Alliance, son apport s'articulant notamment autour de quatre axes. Trevor Man, COO de Mitsubishi Motors nous en dit plus.

PSA va lancer Distrigo sur le marché chinois

Après l'Europe et l'Amérique du Sud, la marque tricolore rassemblant l'ensemble de l'offre en pièces de rechange multimarques du groupe PSA fera son apparition en Chine d'ici la fin de l'année.

Exclusivité JA : AAA Data lance Predictive Solutions

AAA Data lance une offre prédictive d’achat sur le marché automobile français, afin d'aider les professionnels à identifier les potentiels acheteurs de véhicules à un horizon trois mois.

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page