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Le véhicule autonome doit encore convaincre

Le véhicule autonome doit encore convaincre

L’étude Global @dvisor d'Ipsos montre que si les Français reconnaissent les avantages du véhicule autonome, ils restent en revanche frileux à déléguer la conduite et doutent sur la capacité des constructeurs et pouvoir publics à réglementer l'utilisation de ces modèles.

 

La conduite autonome est au centre de toutes les attentions et l’objet de déclarations quotidiennes dans le monde automobile. Dernière en date, d’envergure, celle du gouvernement français, favorable à la circulation sur routes ouvertes de modèles autonomes de niveau 5, et ce, dès 2019. Mais les Français sont-ils réellement prêts à accueillir ces véhicules ? C’est ce qu’a voulu savoir Ipsos au travers de son étude internationale Global @avisor, menée dans 28 pays à travers le monde.*

 

Etude qui montre une certaine frilosité des occidentaux, et plus particulièrement des Français, face aux véhicules autonomes et leur arrivée sur le marché. Pour preuve : si 51 % des Français interrogés trouvent l’idée intéressante, 15 % ne sont pas favorables à ces véhicules et affirment qu’ils n’en utiliseront jamais, tandis que la même proportion s’est déclarée impatiente de conduire un tel véhicule.

 

Le plaisir de conduite prioritaire

 

Il apparaît dans cette étude que le plaisir de conduire s’avère particulièrement importante pour les Français puisque la moitié s'est déclarée réfractaire à utliser le mode autonome sur des routes plaisantes à conduire. Avec, également, un déficit de confiance envers cette technologie. 45 % ont affirmé qu’ils n’activeront jamais ou rarement le mode autonome de leur véhicule dans des endroits inconnus, nécessitant plus de vigilance, ou encore dans les situations de trafic dense ou intermittent (45 %), ou encore de météo défavorable (40 %).

 

"Confier sa sécurité à une intelligence artificielle a toujours suscité des incertitudes fortes, plus encore à la lumière des accidents qui ont impliqué des voitures autonomes avec des pionniers tels que Tesla ou Uber. Ces accidents contribuent à affecter la confiance placée dans les voitures autonomes. Un travail pédagogique devra être mené, à condition d’avoir des éléments de rassurance face à ces inquiétudes, notamment en matière de réglementation", souligne Pauline Laujac, experte automobile chez Ipsos. Ici encore, le doute plane chez les Français.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un peu plus d’un quart des Français interrogés ont déclaré accorder leur confiance aux constructeurs pour réglementer leurs véhicules, contre 43 % pour la moyenne mondiale. Les pouvoirs publics n’inspirent pas davantage confiance puisque 23 % des sondés se fient à eux. Viennent ensuite les associations d’automobilistes (18 %) et les compagnies d’assurance (13 %).

 

Des bénéfices reconnus

 

Le tableau n’est cependant pas tout noir puisque les véhicules autonomes sont bel et bien perçus comme une révolution de la mobilité, synonymes d’avantages certains. Ils sont ainsi 55 % à estimer que le mode autonome des véhicules rendra la conduite plus facile, une proportion toutefois en deçà de la moyenne mondiale qui atteint 69 %.

 

Les Français associent également le mode autonome à une conduite plus détendue, pour 52 % d’entre eux, plus confortable (52 %), et plus agréable (51 %). Là encore, ils se montrent pourtant plus réservés que leurs voisins, avec des proportions en deçà de 10 points en moyenne par rapport au score mondial.

 

* Méthodologie :

Etude Ipsos Global @dvisor réalisée en ligne, du 27 novembre au 8 décembre 2017, auprès de 21 549 personnes âgées de 18 à 64 ans aux USA et au Canada, et de 16 à 64 ans dans les autres pays. Les 28 pays interrogés sont : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Chine, Colombie, Corée du Sud, Espagne, France, Hongrie, Inde, Israël, Italie, Japon, Malaisie, Mexique, Pérou, Pologne, Russie, Serbie, Suède, Turquie, UK et USA.

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