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En attendant l'Urus…

En attendant l'Urus…

Lamborghini vient d'enregistrer un nouveau record avec plus de 3000 ventes en 2016. Avec l'arrivée annoncée du SUV Urus au premier semestre 2018, la marque au taureau compte doubler ses ventes.

 

(AFP)

Le constructeur italien de voitures de luxe, Lamborghini, a de nouveau battu en 2016 un record avec 3457 véhicules écoulés, et se prépare à un nouveau défi avec la commercialisation d'un SUV. à partir de 2018. Les ventes de Lamborghini, qui appartient au géant allemand Volkswagen, sont en hausse pour la sixième année consécutive. Depuis 2010, elles ont été multipliées par 2,6.

 

Après un bond de 19% en 2014 et de 28% en 2015, le fabricant de super sportives de prestige – des machines qui coûtent plusieurs centaines de milliers d'euros et dépassent les 600ch – a connu une nouvelle hausse de 7% l'an dernier. "Ce record absolu confirme une nouvelle fois la valeur de notre marque, de notre produit et de notre stratégie commerciale. C'est un vrai succès d'équipe", s'est félicité le P-dg de Lamborghini, Stefano Domenicali, cité dans un communiqué.

 

Le constructeur, qui compte désormais 135 concessionnaires dans 50 pays, avait franchi en 2015 pour la première fois le seuil des 3000 véhicules. Les Etats-Unis, avec 1041 voitures vendues en 2016, restent son principal marché. "C'est une tendance qui se poursuivra dans les prochaines années, même si je suis convaincu que d'autres marchés connaîtront une croissance importante", a récemment estimé Stefano Domenicali dans un entretien à l'AFP. Après les Etats-Unis, ses marchés les plus importants sont le Japon, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Canada, le Moyen-Orient et la Chine.

 

Le P-dg de Lamborghini a souligné que 2017 représenterait une année "très importante" avec "le lancement de nouveaux produits, mais surtout la préparation du lancement du nouveau SUV Urus", un 4x4 citadin dont le prix devrait "s'établir autour de 200000€ en Europe". Le constructeur a choisi de le fabriquer dans son usine historique de Sant'Agata Bolognese, dans le nord de l'Italie, avec un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros et un doublement de sa capacité productive. "Mi-2017, l'usine de Sant'Agata sera prête", a expliqué Stefano Domenicali, en précisant que le lancement de l'Urus entraînerait au total la création de quelque 500 emplois.

 

"Les SUV représentent pour tous les constructeurs automobiles un segment très important. Lamborghini a choisi d'y entrer avant tout par cohérence. Nous ne devons pas oublier qu'en 1986, le premier SUV, le LM002, a été conçu et produit à Sant'Agata", a-t-il rappelé. L'Italien n'est pas le premier à se lancer dans les SUV pour super riches : le Britannique Bentley (Volkswagen) a commercialisé l'an passé son premier 4x4, baptisé "Bentayga" et vendu aux alentours de 215000 euros. Tous les constructeurs généralistes et haut de gamme, dont Audi, Mercedes-Benz et BMW, sont engagés dans la course aux SUV, segment qui affiche la croissance la plus forte et génère des marges confortables.

 

"Les premiers clients de l'Urus le recevront à la fin du premier semestre 2018", a précisé Stefano Domenicali, en promettant un produit "très caractéristique d'un point de vue de la ligne" et "avec un ADN typiquement Lamborghini du point de vue de la technologie, avec une grande puissance et une grande facilité de conduite". Il a souligné "qu'avec le SUV, nous nous dimensionnons de manière à doubler les ventes en peu de temps. Mais si le marché réclame plus de voitures, notre volonté sera pour ce segment de le contenter. Notre seule limite sera celle de notre capacité de production". En revanche, a-t-il indiqué, pour les voitures super sportives, "l'objectif est resté autour des chiffres atteints en 2016 afin de garantir l'exclusivité que nos clients désirent en voulant faire partie de la famille Lamborghini", des clients âgés en moyenne de 35 à 45 ans, selon lui.

 

Interrogé sur l'éventuel lancement par Lamborghini de véhicules hybrides, Stefano Domenicali a noté que la première de la marque serait "un SUV de deuxième génération". Mais pour les super sportives, le constructeur devra attendre le moment opportun et l'émergence de technologies permettant de maintenir leurs "caractéristiques extraordinaires". Alors que le constructeur n'a pas participé au dernier salon de l'Automobile à Paris, son patron a noté que "pour le futur, Lamborghini devait penser à lancer des modèles d'une manière différente, non conventionnelle", en raison de la spécificité de la marque, tout en précisant qu'il serait "naturellement" présent sur certains salons jugés stratégiques.

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